mercredi 25 février 2009

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Bienvenue en Haiti

Pays de plus ou moins 8 millions d’habitants d’une superficie de 28’000 Km2 (environ) dont 80% de région montagneuse (saviez-vous que les hauteurs haïtiennes frôlent les 3000 mètres ?) Ayiti (en créole) partage l’île d’Hispaniola avec sa voisine la République Dominicaine. La majeure partie des gens parlent le créole haïtien qui peut ressembler au français lorsqu’il est parlé par des francophones, mais qui prend une toute autre forme lorsque l’on écoute les habitants parler entre eux, depuis mon arrivée je m’applique à son apprentissage. Le climat et la végétation y sont tropicales et je suis contente d’être arrivée en plein hivers haïtien la fraîcheur matinale est à 20 degrés et se réchauffe durant la journée sous les rayons du soleil de cette saison sèche.

Je suis arrivée à Port au Prince la capitale (qui s’abrève PAP) le 10 février 2009 et ai découvert les activités de Médecins du Monde (ou MDM) en région rurale dés le lendemain. Ces deux dernières semaines ont été intensives en apprentissages et découvertes. D’abord inquiète et submergée face à l’ampleur du travail qui m’attend, je commence à voir par quel bout commencer et vais passer le mois de mars à faire plus ample connaissance avec mes collègues haïtiens, les différents programmes et sites d’interventions de MDM.

Après deux semaines, Ayiti est bien sur pour moi un mystère, mais un mystère passionnant, je vous invite à m’accompagner dans cette découverte, et a vous débarrasser au fur et à mesure de toute les idées préconçues que vous pourriez avoir et qui vous étoufferais comme si vous débarquiez ici avec des écharpes, bonnets et gants de peur d’avoir froid. Je partagerai avec vous toutes mes écharpes que je laisse tomber.

Première écharpe : Haïti est un pays dangereux. Bien sur si l’on va se promener à pied en plein bidon ville on risque effectivement de se faire détrousser (mais il y à certains quartiers de Bienne ou je ne me baladerais pas toute seule la nuit…). Plus sérieusement, le pays est calme en ce moment, pas de conflit politique, pas d’échange de tir. A PAP on se déplace en voiture à cause d’un risque modéré d’enlèvement (se sont en général les riches familles haïtiennes qui sont visées). A Petit Goave, je me déplace à pied, en faisant attention de ne pas me faire écraser les orteils par les différents véhicules (vous trouvez les conducteurs parisiens téméraire ? un stage à PAP leur serait certainement très profitable). Il est vrai que la stabilité n’est pas une caractéristique de ce pays, donc je reste vigilante et prend les précautions nécessaires.

Voilà, j’ai des milliers de choses à raconter, mais cette année est encore longue alors j’en garde pour plus tard. Je pense à vous ma famille et mes amis, vous me manquez.

Bisous

Céline