En Haiti les gens qui ont de l'argent peuvent en avoir beaucoup et comme on est tout près des USA, les normes sont étasuniennes (ce qui explique la taille de la cuisine, du frigo et de la cuisinière à gaz)
Nous avons eu de la chance de trouver cette maison spacieuse avec un grand jardin. C'est vraiment qqc d'important au niveau de notre qualitié de vie qui nous permet de nous détacher du travail.
Le salon. On nous a livré les fauteuils hier!!! j'attends ça depuis 3 mois, je suis super contente!
Salle de bain: paradis de l'humidité et donc des moustiques!
mardi 29 septembre 2009
Ma chambre bleue
Pour ceux qui me connaissent, vous savez que le bleu est pas tellement ma couleur préférée... mais finalement dans la vie on évolue ;-) et aussi fo dire que j'ai pas vraiment eu le choix dans mon achat de peinture à Petit Goave...
Voici mon armoir... que j'avais attendu pendant 3 mois...
Et là ma "bibliothèque jardin du souvenir" avec vos cartes, photos etc...
Voici mon armoir... que j'avais attendu pendant 3 mois...
Et là ma "bibliothèque jardin du souvenir" avec vos cartes, photos etc...
lundi 28 septembre 2009
repas
Un repas du quotidien haitien: l'incontournable riz-pois, de la viande en sauce, banane bouillie et légumes (les légumes c'est plutôt rare)
sur la route, à travers la fenêtre
« Dans les dernières lueurs de la nuit, entouré des bougies des marchandes qui informent sur leur bric-à-brac, le tap-tap va partir. Merci Miséricorde . C’est son nom, celui qu’en lettres rouges il porte fièrement sur le fronton de sa galerie. Proclamé dans une langue que la majorité des passagers ne parle ni ne lit. Merci Miséricorde est l’une de ces camionnettes-autobus, criblées de couleurs, d’images et d’adages, dont les portières chatent les versets de la Bible ou disent l’Évangile.
La tôle est tout éclaboussée de peintures dites naives nous proposant des Cènes ou des Jésus rompent des pains. Des madones implorent le Ciel, et des pêcheurs baignent leurs pieds dans des mers infestées d’animaux étranges. Le souffle de l’imaginaire donne à la « Perle des Antilles » une cruelle abondance.
Beau comme un camion, dit-on ailleurs par dérision. Mênme si la mécanique est exténuée, ici, les tap-taps le sont, reflet du génie de l’île, croisement de plusieurs mytologies, ravissement des yeux qui tranche avec la grisaille que l’aube découvre, mélange de poésie et d’espoir, promesse de dignité dans un pays de souffrance.
Merci Miséricorde a son itinéraire. Direction : Jérémie ou Port-de-Paix, qu’importe ? Il taille sa route, à grand renfort de klaxon, comme tous les tap-taps qui labourent en tous sens les mornes dénudés d’Haiti, secouant des passagers entassé, rudoyés, chavirés sur leurs banquettes de bois, victimes résignées d’un tagage permanent et d’un roulis rendu imprévisible par les espiègleries de la piste.
Tout à la fois, on somnole, on parle, même quad la musique l’interdit, coindé entre hommes et ballots, les fesses meurtries, les jambes recroquevillées, la bouche asséchée par la poussière qu’aspire la machine. Es espérant que le ciel reste bleu et que la nuée ne vous surprenne pas au bord d’un précipice ou dans une descente rendue incertaine par la surcharge du véhicule. L’orage, tout à l’heure, modèlera la poussière de l’instant en fondrières paralysantes. »
Christophe Wargny « Haïti n’existe de pas, 1804-2004 : deux cents ans de solitude »
jeudi 3 septembre 2009
mercredi 2 septembre 2009
J'aime - J'aime pas
J’aime…
Regarder mes plants de tomates pousser.
Avoir des hibiscus dans mon jardin et en mettre quand je veux dans mes cheveux.
Quand le ciel devient noir avant l’orage, que le vent se lève en nous surprenant par sa violence, quand des trombes d’eau s’abattent sur nous.
Comprendre assez le créole pour écouter les commentaires que les gens font sur moi.
J’aime pas…
Les moustiques, les moustiques et les moustiques.
Les rues qui se transforment en rivières de boue charriant les déchets.
Les mecs qui me demandent si je suis raciste lorsque je refuse de coucher avec eux (si si si, c'est véridique).
Pleurer sur le passé, être perdue dans le présent, ne pas entre voir l’avenir.
Regarder mes plants de tomates pousser.
Avoir des hibiscus dans mon jardin et en mettre quand je veux dans mes cheveux.
Quand le ciel devient noir avant l’orage, que le vent se lève en nous surprenant par sa violence, quand des trombes d’eau s’abattent sur nous.
Comprendre assez le créole pour écouter les commentaires que les gens font sur moi.
J’aime pas…
Les moustiques, les moustiques et les moustiques.
Les rues qui se transforment en rivières de boue charriant les déchets.
Les mecs qui me demandent si je suis raciste lorsque je refuse de coucher avec eux (si si si, c'est véridique).
Pleurer sur le passé, être perdue dans le présent, ne pas entre voir l’avenir.
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