dimanche 18 octobre 2009
Après le marcher de « Roche Malata » (ou quelque chose comme ça), le paysage se transforme, les montagnes se resserrent pour former un cirque, nous traversons une zone non cultivée qui ressemble à un paysage d’altitude.
Le silence me saisi, une douce tranquillité me pénètre, le calme me porte.
J’aimerais m’asseoir là, écouter le silence.
Faire une pause, laisser le temps courir.
Retrouver le rythme des battements de mon cœur.
Ecouter la vie qui murmure en moi, dans un demi-sommeil.
Ou que j’aille, les montagnes sont les mêmes, elles demeurent presque éternelles. On retrouve en elles ce bien et ce mal qui sans cesse se bagarrent en nous. Elles trônent : terrifiante ou rassurantes, paisibles ou angoissantes, dangereuses ou protectrices, acérées ou douces, glacées ou caniculaires, fertiles ou stériles.
Je lève les yeux vers les montagnes pour me retrouver moi-même. Elles me rappellent ma place, le juste équilibre des choses. Comme elles, il y a des choses qui me dépassent, comme elles certaines choses semblent immuables. Mais il existe peu de montagnes, aussi majestueuses soient-elles, aussi décourageantes soient-elles, que l’homme à force de persévérance n’ait pu escalader, parcourir, franchir. Comme ces montagnes, certains problèmes ne changeront pas de taille ni de place, comme ces montagnes, il me faut apprendre à les parcourir, les apprivoiser, en maîtriser une partie en me protégeant de ses dangers.
Dans ce pâturage, le temps d’un souffle, je me sens chez moi, à l’abri, ressourcée. Que la Suisse me manque !
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