lundi 15 mars 2010

10 janvier 2010, Mes « J’aime / J’aime pas » de retour en Haiti après 10 jours en Suisse

J’AIME
Manger enfin les tomates de mon jardin
Déjeuner le 10 janvier les pieds dans le sable face à la mer
Retrouver la chaleur, les odeurs, le bruits permanents… me sentir chez moi

J’AIME PAS
Les douches froides et le papiers de toilette trop fin.
Les déchets qui trainent partout et qui me sautent aux yeux (m’y étais-je habituée)
L’humidité de 2 jours de pluie qui fait s’écailler la peinture de ma chambre

Décembre, mois riche en nouveauté.



C’est la première fois que quelqu’un vient me voir en Haiti. Tania, amie de longue date, infirmière, montagnarde, vient rendre visite durant un peu plus que 2 semaines.

Première St-Nicolas. Je fais des « Gritibenz » et du chocolat chaud aux épices (cannelle haitienne, vanille malgache, piment et gingembre frais). Tout le monde apprécie, mais autour de la table les haitiens ne sont pas bavards,. Les mandarines locales sont un enchantement, même si elles sont pleines de pépins, elles sont juteuses, sucrées et énormes !

Premières vraies vacances dans le pays pour moi. Je profite d’enmener Tania sur l’Ile à Vache.

L’hôtel est désert, le sable toujours aussi blanc, et l’eau de la Caraibe n’a rien perdue de son turquoise, de grosses vagues (décembre oblige) viennent nous donner l’occasion de jouer avec elles. Seul point négatif : les « pigay » petites mouches microscopiques qui vous piquent par dizaine à la tombée de la nuit et qui démangent mille fois plus que les moutisques. Dans ce cadre féérique, je me repose, me ressource, et dans la salle à manger (climatisée) je peux même mettre un pull pour le souper, en admirant les décorations de Noel…




Premier voyage au Cap Haitien. Ville à l’ambiance particulière (finalement, chaque ville que j’ai visité en Haiti à sa personnalité), accueillante, on se sent en sécurité.


Ici nous sommes au bord de l’Atlantique, et il y a comme un soupçon de dynamisme dans l’air. Nous rencontrons Max Laroche (natif natal) qui nous emène faire un tour en bateau à Labadie. Cette plage est incroyable, non par la beauté du lieu, mais par son aménagement avec des jeux flottants, des restaurants, … elle est destinée aux touristes de croisières dans les Caraïbes et est interdites aux persones vivant en Haiti. La plus part des gens qui y débarquent ne savent pas qu’ils se trouvent en Haiti, pour ne pas les effrayer, les promoteurs touristiques leurs disent que Labadie est en République Dominicaine. Beau travail pour entretenir la stigmatisation de ce pays !


La visite de la Citadelle Laferrière a incontestablement été l’un des moments fort de ce voyage dans le nord. Rare vestige de l’histoire haitienne, on y accède après 2h30 de marche depuis le charmant village de Milot. Elle fut construite en 1805 par le Roi Christophe pour protégé le nord du pays fraichement libéré d’une éventuelle attaque des français. Sa construction a duré une quinzaine d’année et à utilisé 20000 « hommes fraichement libérés mais mis aux travaux forcés », on dit que 5000 y ont trouvé la mort. Je n’ai jamais vu un édifice fortifié aussi grand, aussi majestueux, aussi diversifié dans sa forme, son architecture. La citadelle contenait 365 canons (dont il reste encore une bonne partie) et jamais elle n’a été attaquée, ce qui veut dire que les réserves de centaines de boulets sont intactes !!! Elle a résisté à plusieurs tremblement de terre.



Au pied de la citadelle, à Milot se trouve les ruines du Palais Sans Soucis qui devait être magnifique mais qui lui a été détruit lors du tremblement de terre de 1842.

Mes "J'aime" du Cap Haitien (il n'y a pas eu de "j'aime pas")

La Citadelle : époustouflante



L’architecture du centre ville

Prendre le « taptap » pour la première fois

La ballade en bateau à Labadie



Les vraies forêts qui recouvrent encore les montagnes environnantes



Les soirées coktails avec Tania

Une tempête de décembre sur l’Atlantique